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mercredi 9 avril 2014

Boire rend immortel Part.1

• Je suis son meilleur client...



Chaque fois que je passe après 23h chez le primeur du coin, pour m'acheter un spiritueux en urgence, à la caisse, il me jette un regard qui dit " Salopard de nègre occidental décérébré, tu brûleras en enfer !" 

Et à chaque fois je lui rends par le mien "Salopard de religieux décérébré, il n'y a pas de paradis, tu pourriras entre quatre planches, et ta descendance vendra du spiritueux à la mienne, et fermera sa gueule comme tu le fais !". 

Sourire en prime.

Boire rend immortel Part.1

vendredi 9 juillet 2010

Quand je serai roi

• littérature



Dans mon appart avec vue sur la mer, je viens de faire fuir un cambrioleur, qui s'est aperçu que je lisais Quand je serai roi...


Ceci est mon coup de canif littéraire du moment.


Quand je serai roi nous embarque dans un Mexique morcelé. Celui qui fait le grand écart entre la droiture morale, les démons de la corruption, la réussite des uns qui fait barrage à celle des autres.

L'enfer des autres. Dans une société grisée qui pourrait-être la notre finalement. Enrique Serna, dresse le portrait écorché d'une époque où à été jeté au centre de la table, un concours vénéneux. Le concours qui récompensera " l'enfant héros " (l'enfant le plus brave, le plus héroique).


Un concours, oui mais...


Au-delà de la realité dans laquelle chaque personnage déballe son sac d'histoire. Tous ont le million de pesos dans les pupilles (celui à la clé du concours). Et à partir de là, l'horreur devient un jeu, chacuns affûtes son couteau, et les coups partent tous seuls.


Il y a Nopal et sa clique, shooté à la colle nuit et jour. Marquitos, " fils de " aussi felé que pourrit gâté. Les médias, les flics pourrits et toutes sortes de fausses bonnes âmes charitables.

Dans ce grand puzzle léché d'une écriture qui ne joue pas à la petite effraction. Enrique Serna pour son deuxième roman, de main de maître, a donné un visage aux pires facettes de l'homme, lorsqu'il se retrouve à faire des choix, pour devenir, ou resté le roi.


Enrique Serna - Quand je serai roi - 267 pages
Traduit de l’espagnol (Mexique) par François Gaudry.
Editions Métailié.

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