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samedi 12 septembre 2015
dimanche 26 mai 2013
Journal d'un Vieux Fou de Junichirô Tanizaki : femmes A & B
Imaginons qu'il y ait ici deux femmes, aussi jolies l'une que l'autre, répondant l'une et l'autre à mes critères. A serait gentille, sincère et attentive,
B serait méchante, menteuse et redoutablement rusée. Si donc je devais dire laquelle m'attire le plus, j'affirmerais sans hésiter que maintenant ce serait B, plutôt que A.
Toute fois, il va de soi que la beauté de B ne doit pas être inférieure à celle d'A.
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lundi 20 mai 2013
mercredi 8 mai 2013
À l'Épreuve De La Faim : stupide réticence.
Pour cette raison, je n'ai jamais été capable de m'adresser directement au lecteur et d'écrire des phrases telles que « Vous êtes sur la Route 66, vous regardez sur votre droite les vastes champs verdoyantes et vous apercevez les vaches qui paissent paresseusement au soleil »,
car j'ai toujours et invariablement imaginé mon lecteur me répondre :
« Non, non et non, Exley, je suis pas sur la Route 66, et je ne veux pas voir des putains de vaches en train de paître paresseusement au soleil ! »
Quoi qu'il en soit, j'aimerai dire ici, pour enfin me débarrasser de ma stupide réticence, qu'effectivement, durant cette période, je m'apitoyais excessivement sur mon sort.
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lundi 6 mai 2013
dimanche 30 décembre 2012
jeudi 13 décembre 2012
Les Jours s'en Vont... (de Bukowski)
Vous vous rendez au boulot et là-bas il y a encore plus d'étrangers, la plupart maris et femmes de quelqu'un d'autre, et à côté de la guillotine du travail, ils flirtent et plaisantent et se pincent, et parfois même réussissent à aller baiser en vitesse quelque part,
ils ne peuvent pas le faire chez eux -
puis ils retournent chez eux
En attendant Noël ou la fête du travail ou
dimanche ou quelque chose.
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Bukowski,
extrait,
les jours s'en vont comme des chevaux sauvages dans les collines,
Noël
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Unknown
vendredi 23 novembre 2012
1 - Je suis fatigué de Dany Laferrière
Il m'a pris pour un dealer de coke attendant calmement qu'un éventuel acheteur se présente. La drogue étant le seul commerce où c'est à l'acheteur de franchir tous les obstacles pour trouver le vendeur (selon Burroughs, " le dealer ne vend pas son produit au consommateur, il vend le consommateur à son produit" ).
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Unknown
jeudi 15 novembre 2012
Factotum, de Charles Bukowski (Bis) :
J'me suis approché d'elle, de son tabouret. « J'ai essayé de faire de toi une femme mais tu ne seras toujours qu'une satanée putain ! »
J'lui ai balancé un aller retour qui l'a fait valser de son tabouret. Elle s'est étalée par terre et s'est mise à hurler. J'ai pris son verre et j'l'ai vidé. Puis j'me suis lentement dirigé vers la sortie. J'me suis retourné en y arrivant.
« Maintenant s'il y a quelqu'un qui n'apprécie pas ce j'ai fait... qu'il le dise ». Y'a pas eu de réponse. Je suppose qu'ils ont apprécié ce que j'avais fait...
vendredi 26 octobre 2012
mardi 9 octobre 2012
Paradoxia de Lydia Lunch
La belle reptilienne se mit à vomir, courbant la tête entre les deux lits. De violents haut-le-coeur produisaient des expulsions abondantes. Cela avait la consistance du porridge , avec des couleurs vives qui reproduisaient tous les tons du curry, et formait de grosses flaques sur la moquette de la chambre d'hôtel.
mardi 28 août 2012
samedi 11 août 2012
John Fante : Grosse Faim.
« - Allons-nous-en, supplia-t-elle. Ils me détestent.
- Tu es la bienvenue ici, protesta oncle Mingo.
Tout le monde est le bienvenu dans la maison de mon frère. N'est-ce pas, Julio ?
- Oui, dit Julio. Il me semble, Mingo.
- Vous n'êtes pas la bienvenue ! » explosa Philomena dans la chambre.
Les lèvres de miss Cavanough se mirent à trembler, ses doigts montèrent vers sa gorge. Elle semblait au bord des larmes. Elle avisa un verre de vin elle et l'engloutit d'un trait. Puis elle s'assit, posa les coudes sur la table et se tordit les mains en regardant les hommes attablés, les murs, ses propres pieds. Soudain, elle se releva.
« Je ne peux pas ! sanglota-t-elle. Oh, Mingo, je ne peux pas, je ne peux pas ! » Elle courut au salon, saisit son manteau et franchit la porte d'entrée en toute hâte. Mingo la poursuivit en lui disant de revenir.
Il la rattrapa alors qu'elle s'installait au volant de sa voiture, la moitié du corps de mon oncle engouffrée par la portière, tandis que ses mains s'agitaient pour la supplier. Puis il s'écarta, la voiture démarra et s'éloigna très vite dans la rue.
Il revint vers la maison les mains au fond des poches. Sur la véranda, il alluma une cigarette. Il resta accoudé à la balustrade pendant deux ou trois minutes, la fumée se déversant hors de sa bouche.
Puis il s'écrasa sa cigarette et rentra à l'intérieur. Autour de la table, les hommes regardaient leurs assiettes. Tout était silencieux dans la chambre. Mingo s'assit et se servit un verre de vin. Oncle Julio lui toucha l'épaule.
« - Désolé de ce qui est arrivé.
- La ferme » dit Mingo
jeudi 21 juin 2012
dimanche 6 mai 2012
jeudi 26 avril 2012
John Fante : Mon Chien Stupide (Bis).
Écrire des scénarios était plus facile et rapportait plus de fric ; il me suffisait de torcher une sorte de schéma unidimensionnel, de faire tout le temps bouger mes personnages. La formule était toujours la même : de la bagarre et du cul. Quand c'était terminé, vous donniez ça à d'autres gens qui bousillaient votre travail pour essayer d'en faire un film.
mercredi 25 avril 2012
dimanche 11 mars 2012
lundi 23 janvier 2012
John Fante : Mon Chien Stupide (Bis).
Écrire des scénarios était plus facile et rapportait plus de fric ; il me suffisait de torcher une sorte de schéma unidimensionnel, de faire tout le temps bouger mes personnages. La formule était toujours la même : de la bagarre et du cul. Quand c'était terminé, vous donniez ça à d'autres gens qui bousillaient votre travail pour essayer d'en faire un film.
mercredi 11 janvier 2012
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